arrow clock time

Publication d'ouvrages historiques par l'association de généalogie Bretonne ABGH

Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts; les morts, au contraire, instruisent les vivants Chateaubriand

Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts;

les morts, au contraire, instruisent les vivants

Chateaubriand - Mémoires d'outre-tombe

Sur cette page seront publiés des extraits de l'ouvrage de Jacques AUGEREAU « Lettres de cachet en Bretagne sous l'Ancien Régime » dont la première édition par notre association date de 2007 (référence « hist » de notre catalogue).

 

La reprise du texte en vue de sa publication sur le site, sous forme d'extraits, sera parfois l'occasion de l'augmenter de commentaires ou de notes en bas de page.

 

En espérant que ces textes permettent à certains internautes de trouver une trace -sans doute inattendue- d'ancêtres ayant été victimes ou acteurs de cette procédure juridique restée emblématique de l'Ancien Régime.

La procédure des lettres de cachet

Il s'agit dans cette rubrique de collecter des tranches de vies de personnes qui ont été plus ou moins longtemps internées dans des institutions dont la vocation première, à défaut d'être l'enfermement, étaient des lieux dont la « clôture » étaient très contrôlée (abbayes, couvents, hôpitaux …). Ces internements, particulièrement sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, sont associés à des lettres dite de « petit cachet », celles de « grand cachet » étant plutôt réservées aux internements politiques. Elles sont émises à la demande des particuliers pour des petits délits comme l’ivrognerie conduisant à la démence, la folie passagère ou continuelle, le comportement qui trouble l’ordre public, l’excès de libertinage, de la débauche et de la dissipation, enfin l’union matrimoniale qui conduirait à la perte du patrimoine de la famille. C'est ainsi qu'on enferma des recteurs, des trésoriers, des conseillers au parlement, des gens de toute condition.

 

La procédure est la suivante. A l’origine, la famille, un époux ou une épouse, une mère de famille, s’adresse au ministre d’état à Versailles pour obtenir de sa Majesté un « ordre du roi » qui permettrait d’enfermer l’intéressé dans un couvent ou autre lieu, moyennant le paiement d’un pension dont le montant varierait selon les moyens financiers de la famille.

 

Le roi fait mener une enquête. L’intendant de Bretagne par l’intermédiaire de son subdélégué de région conduit celle-ci et fait part de ses conclusions au ministre d’état. Le roi ordonne la détention et la maréchaussée se charge de la conduite de l’intéressé vers son lieu de détention. L’intendant s’assure alors que le paiement de la pension s’effectue normalement. Combien de temps l’intéressé est-il enfermé ? tout dépend de sa conduite, de son comportement personnel ou enfin de l’évolution d’une situation financière ou matrimoniale. Alors un nouvel « ordre du roi » le fera libérer ou maintenir la détention.

 

C'est une sélection de ces tranches de vie si singulières que nous nous proposons de publier sur cette page.